Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Communiqués de presse

Oui à l’Europe qui protège, non à l’Europe qui renonce !

L’ouverture des négociations pour un accord commercial avec les Etats-Unis est une chance pour les Européens. Nous avons tout à gagner à renforcer des échanges transatlantiques générateurs de croissance et d’emplois. Mais un tel accord n’est une chance que si l’Europe arrive à faire prévaloir les intérêts de tous les Européens dans la négociation qui débute.

Au Parlement européen, nous avons souhaité faire entendre une position claire sur ces négociations: nous voulons qu’un accord soit conclu avec les Etats-Unis. Mais nous ne voulons pas que cet accord se traduise par une perte de compétitivité pour des secteurs clés de notre économie, et par des destructions d’emplois. J’ai par exemple réclamé pendant l’élaboration de notre résolution une vigilance particulière pour le secteur agricole, et j’ai pour cela interpellé directement le Commissaire européen à l’agriculture : il est indispensable de protéger nos agriculteurs et préserver la qualité de nos produits.

Nous nous sommes aussi exprimés en faveur de l’exclusion du secteur audiovisuel du mandat de négociation. Nous ne pouvons pas transiger avec ce qui fait l’identité européenne, sa diversité et sa richesse culturelles. C’est la raison pour laquelle j’ai mis en garde contre l’accord trouvé par les Etats membres de l’Union. La France a défendu la position du Parlement pour que le secteur audiovisuel soit exclu des négociations. Mais la victoire annoncée est en réalité tronquée, puisque le compromis comprend la possibilité d’introduire le secteur audiovisuel plus tard dans les négociations.

Cette volonté d’inclure à tout prix le secteur audiovisuel dans l’accord illustre le décalage grandissant entre l’Europe que nous construisons et celle que réclament les Européens. J’ai dénoncé le comportement de Monsieur Barroso en des termes très clairs lorsqu’il a reçu les artistes avec mépris au Parlement européen. Je considère qu’il n’incarne pas une ambition pour l’Europe, ni ne défend ce qui fait sens pour les Européens. Que n’a-t-on pas critiqué ma position ! Même dans ma famille politique, des voix se sont élevées pour me reprocher mon franc-parler et défendre le Président de la Commission européenne. Pourtant, tous se sont ralliés à ma position, de gauche à droite, lorsque les positions de Monsieur Barroso sont devenues plus claires.

Cette incompréhension entre la technocratie bruxelloise et les aspirations des Européens est le symbole du mal dont souffre l’Europe actuellement. Ce mal, c’est celui d’une Europe qui n’est plus en phase avec la réalité des Européens et qui s’accroche à des dogmes politiques dépassés. C’est celui d’une Europe qui renonce à ses prérogatives essentielles pour céder devant les égoïsmes nationaux. Nous le voyons encore avec l’aff aire PRISM : les Etats ont été incapables de trouver une position commune pour demander des explications aux Etats-Unis. Ce n’est pas l’Europe que je veux, ni celle que les Européens attendent. Je veux une Europe qui protège et qui met les Européens au cœur de son action. C’est tout le sens de mon engagement européen.


Prisons en Europe : il faut des actions concrètes !

Les actes terroristes incessants nous renvoient à notre échec face à la montée de la radicalisation en Europe. Dans chaque État membre, les causes de la radicalisation n’ont pas été comprises et elles ne sont toujours pas traitées ! Cela fait pourtant des années que je dénonce la montée de la radicalisation sur Internet et dans les prisons. J'ai fait voter, au Parlement européen en novembre 2015, la responsabilité pénale des Géants du Net, les obligeant à supprimer les contenus à caractère terroriste. Mais les prisons restent encore trop souvent les grandes oubliées de nos gouvernements, comme en atteste le projet de loi de lutte contre le terrorisme présenté aujourd’hui par le gouvernement français.

L’adoption, aujourd’hui en commission parlementaire des Libertés civiles, du rapport sur les systèmes pénitentiaires et les conditions dans les prisons de l'Union européenne est un rappel vital envoyé aux États membres pour qu’ils cessent de fermer les yeux sur des prisons européennes, au bord de l’implosion. Le constat est alarmant : plus d’un tiers des États membres peinent à trouver des solutions face à des prisons surpeuplées, à une violence et une radicalisation grandissantes. La France est parmi les plus mauvais élèves.

La prévention de la radicalisation, la lutte contre la récidive, l’accès à la formation en prison sont autant d'enjeux cruciaux qui nécessitent des actions concrètes et urgentes. Les peines alternatives, l’aménagement des peines courtes sont des mesures efficaces pour la réinsertion et la lutte contre la récidive. Ce sont les clés de notre sécurité!


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