Rachida Dati

Député européen pour l'Île-de-France et des français de l'étranger

Tribune

Communiqués de presse

Nouvelle mandature

Une nouvelle mandature a commencé. Alors que les auditions des commissaires-désignés sont en cours, n’oublions pas les revendications des peuples européens, leur colère, le 25 mai dernier ! C’est l’occasion d’un renouveau, d’une nouvelle façon de gouverner au niveau européen. La nouvelle Commission, le nouveau Président du Conseil, la nouvelle Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité doivent avoir une feuille de route claire, audacieuse et s’y tenir.

Une des principales propositions que nous avons défendues concernait la ré- forme de Schengen. Il faut pouvoir, et nous nous y sommes engagés pendant la campagne, sanctionner, suspendre ou même exclure un État ne respectant pas les règles de Schengen, renforcer les moyens de l’agence Frontex, qui s’occupe de la sûreté de nos frontières, ou encore s’opposer pour l’instant à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen.

Au Parlement européen, nous sommes nombreux à avoir compris l’urgence d’une telle réforme. Je suis désormais membre titulaire de la commission LIBE, en charge des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures dans l’Union européenne. Un des dossiers forts de notre mandature dans cette commission portera sur les « frontières intelligentes » de l’Union européenne. Il s’agit d’un paquet de trois textes comprenant une réforme du code frontière Schengen, l’enregistrement des voyageurs dans l’UE ainsi que la mise en place du système d’entrées/sorties appelé EES pour l’enregistrement des entrées et sorties dans l’Union européenne des ressortissants des pays tiers. Ce système pourra enregistrer le moment et l’endroit d’entrée et de sortie des personnes qui arrivent dans l’UE. Il pourra également calculer la durée du séjour autorisé.

Ces mesures doivent permettre de renforcer la sécurité de nos frontières, pour le bien des européens comme des ressortissants des pays tiers. Grâce à elles, nous aurons davantage d’informations sur qui circule sur notre territoire, et les contrôles aux frontières seront bien plus rapides pour les voyageurs, grâce à la mise en place de portiques automatiques. Ce système devrait commencer à fonctionner en 2017 ou 2018.

Je souhaite vivement que ces trois textes, en accord avec la Commission européenne ainsi que le Conseil, permettent de mettre en place rapidement cette réforme de Schengen que les Européens ont appelé de leurs vœux en mai dernier. Vous pouvez compter sur moi et sur ma vigilance pour que ces textes ne soient pas des coquilles vides.

Vous pouvez également compter sur moi pour rappeler à Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne, qu’il a été élu sur un programme bien spécifique, et qu’il doit s’y tenir. Je pense notamment à ses promesses sur la circulation des européens au sein de l’Europe, qui doit être assurée par une plus grande condamnation de la fraude sociale, ou encore à l’immigration en Europe, qui doit absolument être mieux contrôlée pour assurer la sécurité interne européenne. Il est grand temps d’en finir avec les doubles discours, les Français et les Européens réclament des actes. Alors au travail !


Prisons en Europe : il faut des actions concrètes !

Les actes terroristes incessants nous renvoient à notre échec face à la montée de la radicalisation en Europe. Dans chaque État membre, les causes de la radicalisation n’ont pas été comprises et elles ne sont toujours pas traitées ! Cela fait pourtant des années que je dénonce la montée de la radicalisation sur Internet et dans les prisons. J'ai fait voter, au Parlement européen en novembre 2015, la responsabilité pénale des Géants du Net, les obligeant à supprimer les contenus à caractère terroriste. Mais les prisons restent encore trop souvent les grandes oubliées de nos gouvernements, comme en atteste le projet de loi de lutte contre le terrorisme présenté aujourd’hui par le gouvernement français.

L’adoption, aujourd’hui en commission parlementaire des Libertés civiles, du rapport sur les systèmes pénitentiaires et les conditions dans les prisons de l'Union européenne est un rappel vital envoyé aux États membres pour qu’ils cessent de fermer les yeux sur des prisons européennes, au bord de l’implosion. Le constat est alarmant : plus d’un tiers des États membres peinent à trouver des solutions face à des prisons surpeuplées, à une violence et une radicalisation grandissantes. La France est parmi les plus mauvais élèves.

La prévention de la radicalisation, la lutte contre la récidive, l’accès à la formation en prison sont autant d'enjeux cruciaux qui nécessitent des actions concrètes et urgentes. Les peines alternatives, l’aménagement des peines courtes sont des mesures efficaces pour la réinsertion et la lutte contre la récidive. Ce sont les clés de notre sécurité!


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